Une campagne Google Ads se déduit intégralement. Le même budget dépensé en réception pour vos clients ne se déduit qu'à moitié. Entre les deux, une zone grise où beaucoup de PME se trompent de case.
Quels sont les taux à retenir ?
| Nature de la dépense | Déductibilité |
|---|---|
| Frais de publicité : campagnes en ligne, sponsoring, flyers, objets promotionnels | 100 % |
| Frais de restaurant à caractère professionnel | 69 % |
| Frais de réception : réceptions, traiteur, location de salle pour recevoir | 50 % |
| Cadeaux d'affaires | 50 %, avec exceptions |
| Frais de séminaire et de formation | 100 % |
Les cadeaux d'affaires connaissent des exceptions notables : ils peuvent être déductibles à 100 % dans certains cas, notamment lorsque leur valeur est faible — de l'ordre de 50 € par an et par client — et que le nom de l'entreprise y figure visiblement. C'est précisément ce qui fait basculer un cadeau du côté de la publicité.
Où est la frontière entre publicité et réception ?
C'est la question qui coûte le plus cher, et elle se tranche sur l'intention et le public.
- Publicité : la dépense s'adresse à un public large et vise à faire connaître l'entreprise. Un stand, une annonce, un objet marqué à votre nom distribué largement.
- Réception : la dépense vise à accueillir des relations d'affaires identifiées. Un cocktail pour vos vingt meilleurs clients, même avec votre logo partout, reste de la réception.
Un même événement peut contenir les deux. Dans ce cas, la facture doit être ventilée : la location du stand d'un côté, le traiteur pour les invités de l'autre. Une facture globale non détaillée sera rangée, en cas de contrôle, dans la case la moins favorable.
Les dépenses publicitaires sont-elles vraiment déductibles à 100 % ?
Oui, à trois conditions simples mais réelles :
- Le caractère professionnel. La dépense doit servir à acquérir ou conserver des revenus imposables.
- La preuve. Une facture en bonne et due forme, au nom de l'entreprise — et depuis 2026, une facture électronique structurée pour les opérations entre assujettis belges, voir facturation électronique en Belgique.
- La proportion. Une dépense manifestement disproportionnée par rapport à l'activité peut être rejetée. En pratique, cela ne concerne presque jamais un budget publicitaire normal.
Quel effet sur le coût réel d'un client ?
Important, et presque jamais intégré au calcul. Pour une société soumise au taux normal de l'impôt des sociétés, une dépense déductible à 100 % coûte réellement environ 75 % de son montant ; une dépense déductible à 50 % en coûte environ 87 %.
Autrement dit : 1 000 € de publicité coûtent environ 750 € après impôt, tandis que 1 000 € de réception en coûtent environ 870 €. Sur un budget annuel, l'écart finance une campagne supplémentaire.
Ce raisonnement n'a de sens que si vous savez ce que chaque euro rapporte. Le calculateur de coût d'acquisition et l'article combien coûte un client en B2B donnent l'autre moitié de l'équation.
Et la TVA sur ces dépenses ?
Elle suit des règles distinctes de la déductibilité à l'impôt, et c'est une source d'erreurs fréquente : une dépense peut être déductible fiscalement sans que la TVA le soit, et inversement. Les frais de réception, notamment, obéissent à un régime propre.
Le cas le plus courant pour une PME qui fait de la publicité en ligne est celui des factures de Google, Meta ou LinkedIn, qui arrivent sans TVA : il est traité dans la TVA sur la publicité en ligne.
Sources : Vandelanotte, Accountable, MyFid. État au 11 octobre 2026 ; les taux et exceptions dépendent de votre situation, faites-les valider par votre comptable.