Google Ads ou LinkedIn Ads : lequel pour du B2B ?

L'un capte une intention déjà formée, l'autre va chercher des gens qui ne cherchent rien. Le bon choix dépend du volume de recherche sur votre métier, pas de votre secteur.

3 min de lecture

Deux piles de documents côte à côte sur un bureau, l'une nettement plus haute que l'autre

La réponse courte : si des gens tapent déjà votre métier dans Google, commencez par Google. Sinon, LinkedIn devient le seul moyen d'exister, et il coûte plus cher.

Quelle est la vraie différence entre les deux ?

Google capte une intention : quelqu'un a un problème, il le formule, votre annonce s'affiche. LinkedIn capte une situation : vous désignez un poste, une taille d'entreprise, un secteur, et vous interrompez des gens qui ne demandaient rien.

Cette différence explique tout le reste : les coûts, les délais, et le type de message qui fonctionne.

Google AdsLinkedIn Ads
Point de départune rechercheun profil
Coût par demande25 à 80 €60 à 180 €
Coût par client signé150 à 600 €500 à 2 000 €
Délai avant signaturecourtlong
Ce qu'il faut écrireune réponseune raison de s'arrêter

Les ordres de grandeur valent pour une PME belge sur un cycle de vente court. Ils bougent énormément d'un métier à l'autre.

Comment savoir si Google vaut le coup pour mon métier ?

Vous regardez s'il existe un volume de recherche. Pas « marketing digital », qui ne veut rien dire, mais la formulation exacte d'un client qui a votre problème : « réparation toiture Namur », « expert-comptable indépendant Bruxelles », « logiciel planning intérim ».

Trois cas :

  1. Volume correct et concurrence raisonnable. Google d'abord, sans hésiter. C'est le canal le moins cher par client signé.
  2. Volume correct mais enchères saturées. Google reste jouable sur les requêtes longues, celles à quatre ou cinq mots, que les gros négligent.
  3. Quasi aucun volume. Personne ne cherche votre solution parce que personne ne sait qu'elle existe. Google ne peut rien pour vous, LinkedIn devient pertinent.

Le troisième cas est le plus fréquent pour les offres nouvelles. C'est aussi celui où l'on gaspille le plus de budget en essayant quand même Google.

Pourquoi LinkedIn coûte-t-il si cher ?

Parce que vous payez l'accès à une audience interrompue, et que le réseau sait exactement combien vaut un directeur financier d'une entreprise de deux cents personnes. Un coût par clic à 8 ou 12 € est normal.

Cela ne le disqualifie pas. Si votre valeur vie client est à 15 000 €, un client acquis à 1 500 € reste une excellente affaire — voir combien vaut un client sur sa durée de vie. Si votre panier est à 900 €, LinkedIn vous ruinera poliment.

Peut-on faire les deux ?

Oui, mais pas en même temps au début. Avec un budget de PME, deux canaux menés en parallèle donnent deux séries de chiffres trop maigres pour décider quoi que ce soit — c'est le problème décrit dans quel budget publicitaire pour une PME qui démarre.

L'ordre qui fonctionne :

  • Mois 1 à 3 : un seul canal, celui que le volume de recherche désigne.
  • Mois 4 : vous avez un coût par client réel. Il devient votre référence.
  • Mois 5 et suivants : vous ouvrez le second canal et vous le comparez à cette référence, pas à une intuition.

Et si mes concurrents sont tous sur LinkedIn ?

Ce n'est pas un argument. Vous ne voyez pas leurs chiffres, vous voyez leurs dépenses. Une entreprise peut tenir deux ans sur un canal non rentable sans le savoir, précisément parce qu'elle ne calcule pas son coût par client signé.

Regardez plutôt ce que vos propres demandes vous disent déjà : par quel chemin sont arrivés vos cinq derniers clients ? La réponse est souvent plus instructive que n'importe quelle étude de marché.

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